Dernièrement, ALITALIA espérait encore qu’un accord soit signé avec Air France-KLM.
Malheureusement, le PDG du groupe franco-néerlandais a quitté la table des négociations le 2 avril dernier, ce qui pousse un peu plus la compagnie italienne vers la faillite.
Cette situation a ainsi conduit le PDG d’ALITALIA, qui soutenait le plan de reprise d’Air France-KLM, a présenté sa démission au gouvernement italien, le soir même. La situation est donc plus que critique pour les salariés de la compagnie italienne étant donné que le ministre italien de l’Economie (Tommaso PADOA-SCHIOPPA) avait prévenu que si les négociations ne pouvaient être menées à termes, ALITALIA perdrait son unique offre de rachat. La compagnie italienne risque donc d’être placée prochainement sous administration extraordinaire ce qui impliquerait, selon le ministre italien de l’Economie « une restructuration radicale », plus douloureuse qu’une vente au groupe franco-néerlandais.
Dernièrement, le conseil d’administration d’Alitalia a accepté la proposition d’Air France KLM de reprendre la compagnie aérienne italienne. L’offre de la compagnie franco-néerlandaise reste soumise à conditions car le ministère italien de l’Economie et des Finances (actionnaire d’Alitalia à hauteur de 49,9%) et les autorités de la concurrence doivent encore donner leur accord. Air France KLM propose d’acquérir 100% du capital d’Alitalia par échanges d’actions à hauteur d’une action d’Air France KLM pour 160 actions d’Alitalia, soit l’équivalent de 8,7 millions d’euros. Le groupe franco-néerlandais propose aussi d’acquérir les obligations convertibles en actions Alitalia émises par la compagnie italienne à la valeur actuelle du marché, soit un total de 608 millions d’euros. Enfin, Air France KLM s’engage à garantir une augmentation de capital d’un milliard d’euros.
Les journaux italiens crient à une vente au rabais mais la situation actuelle d’Alitalia est au plus bas. En effet, Alitalia perd chaque jour plus d’un million d’euros et sa trésorerie ne s’élève plus qu’à 282 millions d’euros. De plus, la compagnie italienne est en train de négocier la vente de terrains à l’aéroport de Rome afin d’obtenir une manne financière supplémentaire. Un repreneur est donc plus que nécessaire…